Adoration eucharistique

Adoration eucharistique

« L’heure vient, et c’est maintenant, où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car tels sont les adorateurs que cherche le Père. » (Jn 4,23)

Jeudi :

  • église de Chevrières
  • de 18 h à 18 h 30 (avant la messe)

Vendredi :

  • église d’Estrées-Saint-Denis
  • de 17 h 30 à 18 h 30 (avant la messe)

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Un article de notre évêque sur le site echooo.fr : “Adorer”

jean-paul2-adoration Jean-Paul II, L’Eglise  vit de l’Eucharistie, n. 25 :

« Il est bon de s’entretenir avec Lui et, penchés sur sa poitrine comme le disciple bien-aimé (cf. Jn 13,25), d’être touchés par l’amour infini de son cœur. Si, à notre époque, le christianisme doit se distinguer surtout par “l’art de la prière”, comment ne pas ressentir le besoin renouvelé de demeurer longuement, en conversation spirituelle, en adoration silencieuse, en attitude d’amour, devant le Christ présent dans le Saint-Sacrement ? Bien des fois, chers Frères et Sœurs, j’ai fait cette expérience et j’en ai reçu force, consolation et soutien ! »
 

 

 

 


benoit16-adorationBenoît XVI, Sacramentum Caritatis, nn. 66-67 :

n. 66 : « Dans cet aspect significatif de la foi de l’Église, se trouve l’un des éléments décisifs du chemin ecclésial, réalisé après la réforme liturgique voulue par le Concile Vatican II. Alors que la réforme accomplissait ses premiers pas, le rapport intrinsèque entre la Messe et l’adoration du Saint-Sacrement ne fut parfois pas assez clairement perçu. Une objection alors diffuse se faisait jour, par exemple, dans l’affirmation selon laquelle le Pain eucharistique ne nous serait pas donné pour être contemplé, mais pour être mangé. En réalité, à la lumière de l’expérience de prière de l’Église, une telle opposition se révélait privée de tout fondement. Déjà saint Augustin avait dit :

« nemo autem illam carnem manducat, nisi prius adoraverit ;… peccemus non adorando – Que personne ne mange cette chair sans d’abord l’adorer ;… nous pécherions si nous ne l’adorions pas ». (Enarrationes in Psalmos 98, 9 CCL XXXIX, 1385)

Dans l’Eucharistie, en effet, le Fils de Dieu vient à notre rencontre et désire s’unir à nous ; l’adoration eucharistique n’est rien d’autre que le développement explicite de la célébration eucharistique, qui est en elle-même le plus grand acte d’adoration de l’Église. Recevoir l’Eucharistie signifie se mettre en attitude d’adoration envers Celui que nous recevons. C’est ainsi, et seulement ainsi, que nous devenons un seul être avec Lui et que nous goûtons par avance, d’une certaine façon, la beauté de la liturgie céleste. L’acte d’adoration en dehors de la Messe prolonge et intensifie ce qui est réalisé durant la Célébration liturgique elle-même. En fait, « ce n’est que dans l’adoration que peut mûrir un accueil profond et vrai. Et c’est bien par cet acte personnel de rencontre avec le Seigneur que mûrit ensuite la mission sociale qui est renfermée dans l’Eucharistie et qui veut briser les barrières non seulement entre le Seigneur et nous, mais aussi et surtout les barrières qui nous séparent les uns des autres ».

n. 67 : « je recommande donc vivement aux Pasteurs de l’Église et au peuple de Dieu la pratique de l’adoration eucharistique, qu’elle soit personnelle ou communautaire. »

Benoît XVI à l’Assemblée plénière de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrement, le 13 mars 2009 (VIS) :

« L’adoration eucharistique doit conduire à être en union avec le Christ vivant puis avec son corps mystique. (…) Dieu n’est pas seulement devant nous comme un être totalement différent. Il est en nous et nous en lui. Sa dynamique, qui nous pénètre, entend se propager aux autres et s’étendre au monde, afin que son amour devienne effectivement la mesure dominatrice de l’humanité entière. (…) [lors de la Journée mondiale de la jeunesse 2005] je rappelais aux jeunes que l’on vit dans l’Eucharistie la transformation fondamentale de la violence en amour, de la mort en vie, ce qui entraîne toutes les autres transformations.

un renouveau de l’adoration eucharistique sera possible par le biais d’une meilleure connaissance du mystère eucharistique, en fidélité à la Tradition et à l’amélioration de la pratique liturgique des communautés.

(…) En revalorisant trois pratiques pénitentielles de la tradition biblique et chrétienne, la prière, l’aumône et le jeûne, nous nous encouragerons les uns les autres à redécouvrir et vivre le jeûne comme une préparation à l’Eucharistie, comme une arme spirituelle contre notre égoïsme, et pas simplement comme un exercice d’ascèse. »